Le 3 octobre prochain à 18h, l’église de Dampsmesnil accueillera le concert d’ouverture du festival de Musiques au fil de l’Epte.
Sur scène, la soprano Faustine de Monès, accompagnée au piano par Joseph Birnbaum, fera résonner sa voix dans un lieu qui occupe une place toute particulière dans son histoire.
En effet, pour Faustine, ce village n’est pas seulement le cadre d’un concert. C’est aussi une maison familiale et des souvenirs d’enfance.
Découvrez ci-dessous l’intégralité de son portrait retraçant son parcours, ses souvenirs à Dampsmesnil et les coulisses du concert !
FAUSTINE DE MONÈS : UNE VOIX D’EXCEPTION ET UN RETOUR AUX SOURCES À DAMPSMESNIL



Le samedi 3 octobre, l’église de Dampsmesnil résonnera d’une voix singulière. Pour l’ouverture du festival « Musiques au fil de l’Epte », la soprano Faustine de Monès retrouvera un lieu qui occupe une place toute particulière dans son histoire. Entre souvenirs d’enfance, transmission familiale et carrière internationale, cette artiste talentueuse revient sur un territoire qui a profondément marqué son parcours.
Pour Faustine de Monès, Dampsmesnil n’est pas simplement le lieu d’un prochain concert. C’est une maison familiale, un village, des souvenirs d’enfance et plusieurs générations réunies autour de la musique.
Sa famille possède la maison du côté maternel depuis les années 1950. Si Faustine a grandi à Paris, elle a également passé une grande partie de son enfance à Dampsmesnil, où elle venait plusieurs jours par semaine et durant les vacances scolaires. Aujourd’hui encore, dès que son emploi du temps le permet, elle revient dans cette maison, devenue un véritable point d’ancrage familial.
UNE ENFANCE BERCÉE PAR LA MUSIQUE
La musique, elle aussi, est intimement liée à cette maison. Faustine a grandi dans un environnement où elle était omniprésente. Sa mère, autrice et pianiste amatrice, et son père, violoncelliste, ont naturellement fait entrer la musique dans son quotidien.
À Dampsmesnil, les réunions familiales pouvaient se transformer en de véritables moments musicaux. Un piano, un violon, des partitions posées au milieu de la nuit … Enfant, Faustine observait tout cela avec fascination et s’amusait à diriger les musiciens comme une petite cheffe d’orchestre. Elle écoutait notamment beaucoup « La Flûte enchantée » et s’est rapidement passionnée pour la portée de la voix.
Son parcours s’est construit ensuite avec sérieux. Au collège et au lycée, elle bénéficiait d’horaires aménagés afin de pouvoir consacrer ses après-midis au Conservatoire. C’est ainsi qu’elle a pu rejoindre la Maîtrise de Paris, chorale d’enfants professionnels.
DE PARIS JUSQU’AUX GRANDES SCÈNES INTERNATIONALES
Après le lycée, Faustine quitte la France pour poursuivre ses études à l’étranger. Elle étudie en Angleterre puis aux États-Unis et vivra près de quinze ans hors de France.
Au fil des années, les rencontres et les expériences vont construire une carrière internationale. Elle se produit notamment à l’Opéra-Comique de Paris, aux festivals Chorégies d’Orange d’Aix en Provence, au Barbican de Londres, au Palau de la Música à Barcelone, au Royal Opera House de Londres ou encore au côté de l’Orchestre Philharmonique de Radio France.
En 2024, un nouvel accomplissement vient marquer son parcours. Elle reçoit un prestigieux Gramophone Award pour sa performance de « Château de l’Âme ». Une reconnaissance qui vient s’ajouter aux nombreux prix remportés précédemment.
Son parcours est aussi un message pour les jeunes qui rêvent à leur tour de vivre de la musique. Elle leur conseille de multiplier les concerts, de rencontrer les musiciens, de leur poser des questions et surtout d’oser demander conseil. Selon elle, le talent peut ouvrir une première porte, mais il faut ensuite beaucoup de travail, de persévérance et savoir s’entourer des bonnes personnes.
UNE SOPRANO AU SERVICE DE LA VOIX
Faustine de Monès est soprano, une tessiture qui correspond à la partie la plus aiguë des voix féminines. Mais derrière cette voix remarquable se cache un véritable travail d’athlète.
À l’opéra, la voix n’est pas amplifiée. La soprano doit parvenir à se faire entendre au-dessus d’un orchestre et devant une multitude de spectateurs. La maîtrise du souffle et des résonateurs corporels est donc essentielle. Son métier repose donc à la fois sur la passion, mais également sur une grande discipline physique.
UN CONCERT COMME UN RETOUR AUX SOURCES
Le 3 octobre, cette voix habituée aux grandes scènes retrouvera un cadre très différent : celui de l’église de Dampsmesnil.
Faustine se souvient que l’église était autrefois rarement ouverte. Il y a un an, celle-ci a eu l’occasion de la redécouvrir lors de l’événement « Ouvrons nos églises » dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Elle avait alors été séduite par l’idée de faire vivre ce patrimoine en l’ouvrant à un public éclectique.
Chanter dans cette église représente pour elle une émotion toute particulière. Dans sa carrière, Faustine voyage beaucoup, mais les occasions de chanter dans un lieu qui lui est familier sont rares. Ici, elle pourra choisir son programme et s’adresser directement à un public qu’elle connaît.
UN PROGRAMME ENTRE GRANDS AIRS ET DÉCOUVERTE
Pour ce concert d’ouverture, Faustine sera accompagnée au piano par Joseph Birnbaum, pianiste français à la carrière internationale. Ce choix possède lui aussi une dimension personnelle. Joseph, également issu d’une famille de musiciens et dont la mère était la professeure de piano de Faustine, connaît aussi Dampsmesnil depuis son enfance. C’est donc presque naturellement que Faustine s’est tournée vers lui pour ce concert.
Lors de cette soirée, les spectateurs pourront retrouver de grands airs d’opéra familiers, notamment autour de Verdi et de La Traviata, mais également découvrir des mélodies espagnoles et françaises.
Virtuosité, émotion et accessibilité composeront ainsi une soirée conçue pour séduire aussi bien les amateurs d’opéra que ceux découvrant le chant lyrique.
« Venez comme vous êtes ! »
Faustine de Monès souhaite surtout faire tomber les éventuelles barrières clichées et élitistes qui peuvent entourer l’opéra et la musique classique. Pas besoin d’être un connaisseur. Pour elle, il suffit de venir avec curiosité et de se laisser surprendre par la puissance d’une voix sans micro.
Le 3 octobre, c’est donc bien plus qu’une artiste internationale qui se produira à Dampsmesnil. C’est une enfant du territoire qui revient le temps d’une soirée dans un lieu qui a accompagné ses premiers instants musicaux.
AFFICHE DU FESTIVAL :
Et pour celles et ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, le festival se poursuivra le 10 octobre à Authevernes avec Katalin Karolyi et Jean de Saint Guilhem.


